29.05.2008

Mais un beau jour comme ça tu te lèves avec une idée à la con... Fouiller les souvenirs et les rêves dans la poubelle à passion.

*

 

On s'enfuira, où tu voudras, quand tu voudras, mais seulement nous. Nous & personne d'autre parce que la vie qu'on aura ne sera déstinée qu'à un nombre restrain de pélerins... Et j'éspérerai encore, que tu reviennes me hanter, me tirer par les cheveux et t'endormir devant la porte d'entrée. Et j'éspérerai. Que n'importe où qu'on aille, il n'y aura plus d'obstacles à observer, seulement nous, un peu de nous, pas un peu de vous, seulement nous. Nous & encore nous. Parce que c'est ça l'amour à ce qu'il paraît... Emmener ceux qu'on aime pour seul bagage, égoïste du nombre de personne que ça fera. Egoïste de savoir ce qu'ils voudront. Egoïste parce qu'on préfère les voir crever que de nous quitter. Egoïsme aigue. Et pourtant... Pourtant je me prends à rêver, à arrêter de parler au futur parce que la réalité n'est pas là pour le moment, elle s'est cachée encore un peu sous une ombre que personne ne comprend ou ne cherche à comprendre, parce que c'est vrai que c'est beaucoup plus simple d'ignorer ce qui ne va pas, de ne pas en parler, de changer de sujet, de marcher sur des oeufs comme si j'allais subitement mourir d'une crise cardiaque... Ménager les rires, les angoisses, les peurs,... Tout ça pour quoi? Pour rien, rien du tout. Parce qu'au final, moi & mes remords, ma peur & mon angoisse, on se retrouve seuls. Complétement seuls. Par choix? Sans doute pas... J'ai pas demandé moi, il ya juste de la lacheté qu'on ne peut que blâmer. Et n'empêche que encore une fois, je me retrouve là... A attendre quoi? Rien d'exceptionnel, en fait. Mais toujours regarder l'heure pour voir où ils en sont... A statuer sur mon sort & à cocher la case "En accord avec la famille" ou bien autre chose? J'en sais foutrement rien. Et je préfère pas savoir. Ils croient plus en moi... Même Lui* finit par abandonner, parce que je lui en donne toujours l'occasion, que ça sert à rien. Que rien ne sert à rien.

J'ai juste la foutue impression que personne comprend, que personne comprendra et pourtant, j'aurais aimé, j'aurais aimé qu'on arrête de me dire que ça va passer parce que non ça passera pas... Pas comme un mal de tête avec un Doliprane, non ça passera pas. Ca bloque dans la gorge, dans le coeur, dans les poumons comme un vieux cancer qui a attendu son heure et qui se réveille au moment le plus propice. Je m'éloigne sans savoir pourquoi, j'ai pas envie, pas envie de leur parler, d'écouter leurs complaintes grincantes qui m'irritent et me donnent juste envie de leur retourner deux claques en leur faisant voir qu'après tout, la vie n'est pas si moche que ça... Et pourtant, elle l'est, un peu trop souvent à mon goût, un peu trop souvent avec nous. Impardonnable. Et puis, il y a Elle* , j'ai trop peur de la perdre même si ça peut vous paraître insignifiant, que je sais que c'est spécial, qu'il n'y a que nous qui le comprenons, mais j'ai trop peur d'être un poids ou de pas savoir être une amie alors j'ai peur. Mais ce que je sais c'est que je veux pas... Je veux juste que tout ça finisse, qu'on revienne à la normale... Tout en ne sachant pas ce que c'est, la "normale".

 

18.05.2008

Avec le temps va tout s'en va. On oublie le visage et on oublie la voix...

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Je croyais que ça partirait jamais. Jamais. Tous ces souvenirs entassés dans cette boîte, je pensais qu'ils ne perdraient jamais de leur saveur, que le goût salé des larmes sur ma joue ne perdrait jamais leur importance. Je le croyais... Et puis tout s'enfuit, tout s'en va, ça glisse entre mes doigts sans que je puisse rattraper quoique ce soit et de toute facon, je sais que je ne pourrais pas. Tout est dans le titre... Mais je ne pensais pas que c'était vrai, totalement vrai. Tout s'en va, et ne revient pas. Alors, il y a deux jours, quand j'ai ouvert cette boîte remplie de photos, que je cache au fin fond de mon armoire sous une pile de vêtements que je ne mets plus, je me suis dis que c'était réellement fini. Et pourtant, revoir tous ces visages souriants, accrochés les uns aux autres comme une ribambelle interminable de bonhommes en papier, m'a faite sourire aussi mais seulement un temps... Après, c'est parti. Je n'ai pas le coeur à dire que j'oublierai tout, ces moments passés, révolus & pourtant tant appréciés... Je n'ai pas le coeur à le dire parce que ça sonnera faux. Et je n'avais même plus cette envie de replonger dans les photos pour revivre ces moments qui appartiennent au passé, de nous voir tous ensemble, comme ce n'est pas arrivé depuis des lustres... Parce qu'après tout, c'est quoi vraiment former une famille? J'en ai pas le souvenir, ça me paraît trop loin parce que même si officiellement ça ne fait même pas un an... Là dedans ça fait beaucoup plus que ça, le déchirement s'est effectué, trop tard pour rattraper tout. Beaucoup trop tard. Et j'essaie de ne pas y penser, de pas m'en faire, de dire que c'est pas grave que ça passera avec le temps mais il y a deux jours en regardant les photos, j'ai compris que c'était passé... Un peu trop vite à mon goût mais que j'ai finalement apercu le revers de la médaille, et qu'il était pas très beau à voir... Derrière chaque souvenir ,je revoyais les mauvais côtés et de moins en moins les bons.

 

Alors, j'ai fini par refermer la boîte en entassant les photos avec rage à l'intérieur et je l'ai rangée à la même place... Sans trop savoir si j'aurais le courage de l'ouvrir la prochaine fois.

 

04.05.2008

C'est la vie qui nous change & qui dérange toutes nos grandes idées sur tout... A quoi ça sert d'aller contre, on perd son temps!

Un pas. Deux pas. Trois pas. Quatre pas. On allait contre le vent, on était les plus forts jusqu'àu bout, jusqu'à ce qu'on coupe la corde qui nous liait les uns aux autres. C'était comme le début d'une mauvaise blague, racontée par un chauffeur routier dans un restoroute... C'était comme ça. On buvait encore dans des gobelets en plastique, c'était mieux, mieux que ça ne l'avait été depuis longtemps... Et puis on longeait la digue, pour finir les pieds dans le sable, encore habillés, on finissait dans l'eau sans se soucier du pourquoi & du comment et on se disait qu'on serait toujours ensemble. La question n'était pas posée, la réponse était là pourtant : Toutes les belles histoires finissent pareilles.

 

J'étais pas censée dire grand chose à part ça... Nous, 5. Lui, qu'on avait rarement vu ou parlé depuis 4 mois, qui débarque comme si rien n'avait changé... C'était ça la surprise, d'une soirée pourtant prévue d'une solitude & d'une mélancolie à toutes épreuves! Comme quoi, j'aime pas les surprises, ou alors seulement les mauvaises... Mais celle-là. C'était comme un vent d'air frais dans une de ces pubs l'Oréal qui fait voler les cheveux en vous assurant un volume à toute épreuve, c'était comme ça or almost. Je croyais que c'était vraiment "over so over", comme toutes les histoires... 'THE END' placardé en gros sur la porte de nos aventures, rupture de stock, on ferme le clapet du réalisateur et c'est tant pis pour tout le casting. Seulement, il parait qu'il faut le voir pour le croire... Mais j'y croyais pas, ou pas vraiment alors...

 

N'empêche que malgrès tout, ça me manque ça. Ces soirées passées à faire des conneries & dire que de la merde sans vraiment se soucier de ce qui est drôle ou qui ne l'est pas, seulement l'instant super, magique, grandiose, inoubliable, ... Something like that. J'ai vraiment pas envie d'aller en cours demain, c'est bientôt fini, heureusement... Bientôt, plus que quelques semaines & bonjour la liberté et le plaisir de vivre à fond retrouvés. Retrouvés tous ces rires, ces chamailleries... Retrouvés! Plus que quelques semaines à serrer les dents devant les remarques des profs & à tenter vainement d'obtenir des notes convenables même si je sais que c'est foutu d'avance... ! Tant pis si c'est trop tard, I deserve it after all.

On le mérite, non? D'être un peu, juste un peu encore ensemble, oublier le monde & simplement, sentir à nouveau cette brise de mer, nouvelle, inconnue, mais le commencement d'une renaissance pure & simple de ce qu'on croyait mort à tout jamais. Effacer juste un peu du passé et de ce qu'il reste de mauvais souvenirs.

 

 

 

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17.04.2008

Et avec toi, c'est comme ne pas trouver la pièce manquante d'un puzzle, sauf que tu la caches toujours derrière ton dos.

Il a l'impression d'être arrêté, d'avoir appuyé sur pause et de ne plus avoir trouver le bouton play pour remettre le magnétoscope en marche ensuite. Un arrêt sur image assez brusque pour quelqu'un d'assez bizarre. C'est ce qu'il m'a dit la dernière fois que je l'ai vu, dans son appart où je viens parfois les week end, où on joue pendant des heures à Tomb Raider, où on arrête pas de se prendre la tête pour un rien, où on achète des chamallows pour les manger devant Heroes ou un truc dans ce goût là parmis tous ses DVD... Pendant des heures & des heures. On oublie ce qui continue à nous séparer. Il n'a rien d'un père traditionnel, celui qui engueule sa fille parce qu'elle fume ou qu'elle a eu une mauvaise note, il n'a rien de ça. Quand on l'observe, il a juste l'air d'un ado attardé dans un corps d'adulte, un peu prit de court par le temps. Et quand on est là, assis devant la télé, j'oublie. J'oublie tout ce que ça fait. Tout ce que ça fait de le retrouver un après-midi, aussi défoncé que le canapé, j'oublie ce que ça fait et pourtant c'est toujours là. C'est comme une pensée dont on n'arrive pas à se débarasser, c'est là comme si on me collait une image en permanence devant les yeux, une sorte de torture spirituelle et pourtant...

J'ai beau crier, l'insulter, hurler, claquer les portes, casser des trucs, taper du pied, comme une ado qui se respecte, rien n'y fait. Il m'écoute. Il ne dit rien. Il reste là, ses yeux bleus braqués sur moi dans un air total d'incompréhension qui a le don de me donner l'envie de tuer... Puis, il se lève, il prend une clope de son paquet de Camel, il l'allume et me regarde avant de parler, toujours pour toujours. Il crie parfois. Pas souvent. Puis c'est fini. Je m'en vais parce que ça n'a rien réglé du tout, au contraire, ça ne fait qu'empirer la rage que je contiens et qu'il ne comprend pas.  Très peu de personnes comprennent en réalité, qui il est vraiment.. Personne ne le cerne. Moi si, sans doute parce qu'on est trop semblables tous les deux selon beaucoup trop de monde,... On parle pour ne rien dire, on fuit les problèmes en les enterrant à mille pieds sous terre jusqu'à ce qu'un tractopelle viennent les déterrer, on a tendance à trop l'ouvrir,... Je lui ressemble mais plutot crever que de l'avouer. J'ai trop peur, trop peur de trop lui ressembler, de faire les mêmes conneries, j'ai trop peur de tout rater. Trop peur de ça. Tel père, telle fille? C'est des conneries tout ça... Ca fait longtemps qu'on est plus dans le même bateau, qu'il est resté sur les quais et que le mien a vogué autre part. 

C'était pas intentionnel au début mais ça fait environ deux ans que ça dure, même avant tout ça,... C'était pas intentionnel au début, comme si on s'éloignait, en étant partagé entre deux rives mes frères et moi, et puis tout d'un coup ça a paru plus clair. Et la rive où ma mère était nous attirait indéniablement, en le laissant lui sur un ilot isolé de nous. Ca a commencé comme ça puis il y a eu cette séparation... Tout le monde me demande toujours pourquoi, pourquoi le divorce ne m'a jamais fait souffrir. Sans doute parce qu'il avait eu lieu bien avant les papiers signés et les maisons séparés. Peut être bien. On avait cessé d'être une famille... Depuis trop longtemps. Trop longtemps pour continuer à faire semblant mais ça nous manquait... Et puis il y a eux...  Mes frères. C'était sans doute plus facile pour eux? Ouais. Mais il parait que j'ai été la plus forte. J'en sais trop rien finalement, seulement c'était pas pareil. Ils ont pas vécu avec eux tous les jours,... Non pas vraiment. Mais moi je savais, je peux pas dire que ça m'est tombé dessus comme une enclume sur la gueule parce que c'est faux. Totalement faux. Et puis, il y a Lui* qui ne lui adresse plus la parole... Trop de souffrance, trop de souvenirs, trop de rancoeur... Il voudrait que j'en fasse autant & so what? Il a peut être raison mais c'est pas comme si je voulais le laisser complétement seul... Même lui il le mérite pas, bordel.

Et il a tord. Tord quand il dit qu'on ne l'aime pas, ou plus assez. Tord d'avoir fait une connerie. C'était lui, putain!  C'est toujours lui qui m'a apprit à jouer de la guitare, à écouter Ben Harper sans s'en lasser, à rater mêmes un vulgaire plat de pâtes, qui m'a emmené à des concerts que personne ne voulait voir, qui m'a apprit qui était Sid Vicious et même Jimi Hendrix, qui m'a raconté tout sur son enfance, qui m'a offert ma première guitare, qui m'a donné envie d'écouter les mêmes choses que lui, qui a cette même grande gueule impardonnable... C'est lui. Je pourrais toujours dire tout ce que je veux, tout ce que je pense, que c'est un connard, il n'empêche que moi je lui parle toujours, je suis sans doute une des seules à s'inquiéter de si il va bien... Parce qu'il n'y a que ça à faire... 

Lundi. Lundi, je pars en Angleterre avec lui. J'éspère juste qu'encore une fois, il oubliera de se conduire comme un père normal... Parce que je supporte pas ça.






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Can't you see me reaching for the lifeline, your lifeline.

04.04.2008

Now get this, London calling, yeah, I was there too!

RIGHT NOW!
 
Et c'est comme un refrain que je répète inlassablement depuis que je suis petite : "Je devrais être née en Angleterre". C'est vrai. Complétement vrai.  Quoi? Sérieusement.. J'ai des origines, pas très lointaines, seulement non, je suis née ici, en France. Patrie des droits de l'homme, enfin à ce qu'il paraît! Jamais vraiment beaucoup aimé la France, comme un mal du pays qui ne s'éteint que parfois. Je ne me sens chez moi que quand je débarque sur les rives opposées de la Manche, sans mauvais jeux de mots... Parce que ouais, je suis pas très loin, seule une mer me sépare de l'Angleterre alors c'est mieux ainsi. C'est pas vraiment mes racines mais c'est comme si sans que je puisse l'expliquer... C'est comme un lien magique, de la première fois que j'y suis allée jusqu'à dans quelques semaines où je vais y retourner, il y a bien sur eu entre deux de nombreux allés-retours... Parce que voilà. C'est comme ça! Vous savez, ce truc, cette impression d'y avoir vécu, d'avoir toujours été là, de se sentir chez soi même en y étant pas... Des gens bizarres qui ne vous regardent même pas, qui se foutent de ce que vous pouvez faire ou dire parce que c'est l'Angleterre et qu'il n'y a pas d'autres définitions pour dire que les Anglais sont bizarres... Peut être. Initiateurs du mouvement punk, des inventions les plus saugrenues, des gens les plus choquants... Patrie des Clash, Sex Pistols, Libertines et plus récemment encore Razorlight... Pays d'acteurs reconnus aussi, Hugh Grant, Helena Bohnam Carter,...
 
Bref, avec un minimum de conaissance sur moi, il n'y a pas besoin d'en dire plus.
 

 
 
Et puis, ce n'est pas seulement une histoire d'Angleterre, de punk et de tout ce bordel là non. Il y a que c'est magique, du moins dans mon esprit... Rien que de débarquer, se dire qu'on est en Angleterre, même pour quelques temps.  Et puis il n'y a pas que àa, il y a la langue aussi, c'est le plus important... J'ai toujours été callée en anglais, c'est comme ça, ça devrait aussi être ma langue d'origine, c'est la langue la plus parlée dans le monde alors ouais, je suis cliché mais je m'enfous... C'est plutot dur à comprendre, mais il y a toujours un endroit dans le monde qui plait a quelqu'un même si ce n'est pas le même pour tous... Fort heureusement en fait. Pour moi c'est Londres. Seriously.
 
 
LONDRES.
 
Ses gardes royaux, Westminster, ses magasins, son ambiance, ses gens, Tower Bridges, ses cabines, ses bus, ses taxis, ses gens, La Tamise, London Eye, Les maisons du Parlement, ses manifs, son métro, ses gens encore & encore, ses endroits célèbres, ...
 
Paris en mieux.
 
Alors j'en sais rien, c'est sans doute moi. Sans aucun doute.  
 
Il n'y a rien à expliquer parce que je sais que Londres est là où j'irais quand j'aurais finis mes études, j'irais dés maintenant si je le pouvais seulement, on va dire qu'on ne peut pas tout avoir pas vrai? Right! Je veux pas de New York, San Fransisco ou encore Los Angeles... Je m'enfous pour tout vous dire, l'Angleterre a toujours été le seul pays qui m'attirait vraiment. Je sais pas. Sans doute à cause de mon père, lui et sa passion pour le punk, la mienne aussi en quelque sorte,... Enfin bref. 
 
 
 
C'est peut être un rêve de gamine mais pas seulement. Je m'enfous. C'est comme un état d'esprit, dire j'habite en Angleterre, c'est comme revenir à moins de jugement... Que vous soyez black, bizarre, ou un truc dans ce gout là, pas grand monde vous juge en Angleterre. Tout le monde a son style non? Choquant ouais. Moins puritains que les Américains, les Anglais sont plus libertins on va dire... Après tout, le punk est né ici,  Mika n'a pas été censuré ici pour sa chanson "Billy Brown", être homo et l'équivalent d'hétéro ...  Alors bien sur, c'est comme partout ouais, seulement, c'est pas pareil. 
 
Si vous comprenez pas tant pis, moi si.  Ca me suffit. Londres c'est comme la drogue, une fois qu'on est entré dans le cercle infernal, on galère pour en sortir. 
 
Londres c'est ça.
  
 
Le compte à rebours est lancé avant que j'y retourne, d'ici là, je me ronge les ongles, je pense à tout, je fais des projets... J'essaie d'attendre. 

07.03.2008

If you wanna try, If you wanna try, there's no worse you could do! Oh, Oh, Oh!

Etre soi-même. Phrase atypique qu'on entend un million de fois dans sa vie mais peu importe... Qu'est-ce qu'elle veut dire? Jusqu'à un certain moment de mon adolescence, j'en savais foutrement rien. Ou plutot si. Oh puis non. Oh puis c'est tout! Non, non, je savais pas... Et pourtant à l'époque, je portais déjà des Converses atypiques qu'Il* m'achetait depuis la maternelle. Je regardais déjà le ciel pour reprendre ce que j'ai dis l'autre jour. J'écoutais déjà les mêmes choses en allant des Clash au Sex Pistols en passant par les Ramones. J'écoutais déjà tout ça. Je faisais tout ce que je fais aujourd'hui. Bon, en gros j'étais pas si différente d'aujourd'hui. Okay, okay, okay... J'étais la même en moins mature, moins grande, moins stupide, moins réfléchie, moins tout! Enfin bref, j'ai pas vraiment changé, seulement évolué comme on dit. Faire du bien ouais sans doute? En tout cas ce matin, regardant dans le vague, ma tasse de café serrée entre mes doigts, me faisant des films et en voyant le petit garcon de "The Grudge 2" partout dans la maison (Merci les amis xD), je me suis finalement dis que... Elle* & Elle* & puis Lui* avaient raison. Je suis moi, bien sur, seulement il paraît que j'ai des alter ego. Il paraît. Il paraît que j'ai un semblant des déboires amoureux de Ted dans HIMYM, il paraît que j'ai l'humour déjanté et la folie de Chris dans Skins et surtout il paraît que je ressemble beaucoup -trop- à Izzie mentalement. Vous me direz, à quoi ça sert de s'identifier à tant de personnages? Mieux vaut être soi même... Seulement c'est un trop grand mot et s'identifier n'a jamais fait de mal à personne pas vrai?

On a souvent du mal à être soi même alors se rappeler qu'il y a des gens qui nous ressemblent pour nous aider à le redevenir ça aide non... Et oui, même si ce sont des personnages de fiction, right?! Surtout si ce sont des personnages de fiction d'ailleurs, on les connait bien mieux que nous mêmes a priori...

 Look at him. Simple, funny guy, cherchant le grand amour... Okay, je cherche pas forcément le grand amour seulement une part de celui-ci. Gaffeur sur les bords, un peu trop à se poser plein de questions, ouais finalement; Ouais. Retrouver un peu de soit en Ted c'est comme faire un bond de deux mètres et toucher le plafond, se retrouver assomé par terre en se demandant ce qui nous est arrivé. Anyway, c'est comme ça que je décrirai Ted. Après je ne sais pas. Ah oui, et comme Ted, une bande de potes prête à tout pour m'aider dans ma tache.

This was Ted Mosby, Architect.

 

Chris. Le prototype même du type qui ne sait pas ce qu'il veut, un peu trop paumé pour savoir où aller, qui adore la fête et les excès, les filles. Un peu trop excentrique sur les bords, qui s'habille d'une manière tellement impossible à définir qu'il n'y a pas de mot pour définir si il a un style, qu'il n'y a pas d'autres mots pour dire que c'est "Chris" à part "dégénéré mental de seconde classe". Un peu trop expansif sur les bords, n'hésitant pas à dire ce qu'il pense... Ca c'est Chris. Parfois. Parfois. Souvent en fait, se reconnaître en lui donne l'impression de... De planer complétement et d'être un peu flippé à l'idée que ce soit vrai. Cette idée suggérée par mon frère de mes points communs avec Chris... font un peu... Peur?

Okay, Right, Funny, Lovely!

 

Douce, attentionée, croyante, optimiste... Je ne sais pas si Izzie et moi on se ressemble vraiment. Bien sur c'est mon surnom, donné par une bande de fous sur le net, seulement je ne sais pas. J'ai changé par rapport à elle. Non sérieusement. J'ai changé, en bien & en mal. Anyway, même si Izzie reste mon alter ego avec sa tendance à toujours vouloir s'occuper des autres avant elle-même... Non pas que je le fasse enfin je pense pas seulement c'est ce qu'on me dit alors bon. J'écoute. Anyway, j'aime Izzie, son attitude positive même si parfois il me manque un peu de cet optimiste...

Et j'ai enfin compris, au bout  d'un certain temps, que tout ce que j'aime, tout ce que je fais, tout ce que je dis, fait finalement moi même. Même pas besoin de se cacher derrière Ted, Izzie ou Chris. Je ne vis pas une fiction, j'ai juste besoin d'identification.

 

"Je suis comme je suis. J'aime comme j'aime...  "

 

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05.03.2008

"Etre rock, c'est regarder le ciel."

Non pas que je pense vraiment qu'être rock c'est regarder le ciel seulement j'y réfléchis. Je vous rassure, ce n'est pas de moi, ça ne sort pas de ma tête non. Seulement d'un lecteur de "Rock & Folk" et il fallait bien que je le place quelque part... Non? Anyway, comme vous l'avez sans doute remarqué ou alors ceux qui me conaissent. J'aime pas les phénomènes, non sérieusement hein c'est stupide à dire mais vous ne trouverez pas de BB Brunes (-_-), de Tokio Hotel ou de Simple Plan ici même. Je respecte. Ouais, je respecte ceux qui écoutent seulement je cautionne pas pour moi. J'ai jamais été touchée par les phénomènes de mode, c'est pas pour me distinguer ou quoi que ce soit seulement c'est comme ça. Je sais pas d'où ça vient, pas d'où ça sort, cette envie de pas écouter les mêmes trucs que les autres... Ce sentiment de se sentir un peu trop à part juste pour une histoire de goûts. Je sais pas d'où ça vient ou plutot si.

Ca remonte à loin, trop loin. Du temps où Il* me chantait des air de Ben Harper pour que j'arrête de pleurer et où Il* m'imitait Iggy Pop pour me faire rire. Je sais d'où ça vient. Malgrès tout, tout ce que je peux dire ça me manque. Comme ce jour de printemps, on était là tous les six. La seule fois où on a formé une vraie famille je crois. Vous savez tous ces tas de trucs débiles qu'on retrouve dans les publicités pour les shampooings ou dans les pubs Groupama. Le pays où tout est beau, tout est possible. J'ai l'impression que c'était un de ces jours comme ça. Etre une famille pour de vraie. Rire. Chanter. Manger. Parler. De tout, de rien, jusqu'à la fin. Six ans après, je m'en souviens encore parce que c'est la seule fois où je me rapelle ne pas avoir entendu de disputes entre chacun de toute la journée.

Alors oui, cette envie d'être rock-Même si il n'y a pas de définition acquise-remonte à trop loin pour que je sache exactement d'où elle provient. Seulement elle remonte plus exactement à mon enfance, le temps de l'insouciance, où on fait tout sans penser aux conséquences. Finalement, on est plus rock en étant enfant qu'en grandissant du moins je pense. On regarde plus le ciel ensuite, on marche juste dans la  rue, en levant parfois la tête mais c'est tout.

Tout ce qu'on a toujours trouvé à me dire c'était que mes gouts étaient trop "spéciaux", trop "inconnus", trop "bizarres", trop "vieux" et un tas d'autres adjectifs pas forcément envieux. Mais tant pis. Tant pis si vous conaissez pas Joe Strummer, Sid Vicious, Johnny Rotten, Ben Harper, Johnny Cash, Noël Gallagher, Bob Dylan ou encore Pete Doherty. Peu importe. Je reste telle que je suis, j'ai peur de changer, peu de personnes comprennent que ça vient de trop loin pour que je change. Mes goûts sont définitifs surtout à mon âge. Ils restent éternellement malgrès des fautes de parcours et je les veux comme ça. Point.

Etre rock c'est se foutre de la pluie qui tombe, prier pour ne pas tomber dans le quotidien, courir en sautant dans les flaques d'eau, s'en mettre plein le manteau, regarder le ciel, avoir un semblant de bon sens, écouter la musique n'importe où n'importe quand, se foutre du pourquoi du comment, se foutre de ce que pense les autres en nous voyant, arriver à ne pas être quelqu'un de bien, imaginer l'impossibilité de l'impossible, regarder en l'air, être dans les vappes, boire à la bouteille, jouer avec son briquet, marcher pieds nus dans la rue, éviter les disputes, ne pas se contenter du "bien"...

Etre Rock. Etre soi même. Difficilement acquis. Rockement recommandé.

 

 

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22.02.2008

Les mots ne viennent pas, ils sont seulement là pour toi.

C'est venu ce matin. Ce matin. Ce matin quand j'ai cherché la tasse sur l'étagère et qu'elle n'y était pas. C'est ce matin que je me suis rappelée que tu l'avais emmenée. Je sais même pas pourquoi d'ailleurs, je sais juste que tu l'as prise comme on prend un cachet, tu m'as rien dis mais tu l'as prise.

Alors ce matin, j'étais là, comme une conne, il faut le dire, à chercher encore sur l'étagère ce que je trouvais pas. Puis j'ai fini par me rendre compte, par comprendre, le temps que ça tourne encore dans ma tête comme la machine à laver en route, le temps que ça fasse le tour de la Terre, j'ai fini par comprendre. Parce que maintenant que t'es à plusieurs kilomètres de là, alors oui, tu viens me voir, je viens te voir. On se voit. Seulement c'est plus pareil.

Ca me manque tout ça. Ca me manque & j'oublie rien. J'oublie pas que t'es mon frère et que c'est pas pour rien. J'oublie pas qu'on a tout vécu ensemble, qu'on vivra le reste reliés par connection mentale sans aucun doute. Mais j'oublie pas, j'oublierais jamais.

C'est venu ce matin parce que je me suis rendue compte que dans cette maison, cette maison qui n'est pas vraiment la nôtre, pas celle où on a joué, pas celle où on s'est disputé, pas celle où on s'est bagarré, pas celle où on a pleuré... Dans cette maison, j'ai trouvé qu'il y avait un truc qui manquait. Tu te doutes quoi parce que maintenant, tout ce qu'il y a avec toi c'est attendre que le téléphone sonne.

Sortir des conneries, raconter mes aventures lycéennes, raconter les tiennes, me parler de Vanessa, me dire comment tu vas,... C'est pas en direct mais c'est déjà ça.

Alors non, j'oublie rien. Comment je pourrais? Comment je pourrais pas penser à quand tu m'as dis "Je m'en vais"... Comme si c'était hier. On riait. Tu parlais. Tapant sur le clavier des phrases sans aucun sens que je ne voyais pas. Allongée sur le lit, je riais. Je riais. Encore & Encore parce que tu disais, tu disais encore & toujours des conneries comme tu sais si bien le faire. Je riais. Tu parlais. Je riais. Je parlais. On riait. Tu arrêtais. "Dans le blanc des yeux, sinon ça compte pas." Ca compte pas. Ca compte pas. 1, 2, 3. Puis on arrêtait. Et puis tout d'un coup, tu disais que tu partais. Tu partais. Je me forcais à pas pleurer. "Ok". Je m'allongeais sur le lit, je pleurais. J'hurlais. Tu partais.

Et ainsi de suite...

Les mots ne viennent pas parce que je ne te reproche rien. Je te reproche pas d'être parti. Au début, sans aucun doute. Je voulais pas, je voulais pas être seule. Ils* se séparaient. Tu partais. Je pleurais. J'ai jamais su quoi faire, pourtant t'as toujours été là au fond...

Mes cinq ans ont sonné quand tu me disais d'aller jouer sur le port avec toi, pour pas voir, pour pas croire... T'en avais dix. Tu faisais ton rôle, tu le fais toujours. J'ai jamais su comment tu le faisais si bien. Tu le faisais c'est tout. Tu me disais de ne pas m'en faire, de ne pas avoir peur dans le noir, de ne pas avoir peur de ce dessin animé, de manger mes céréales le matin, de boire du lait, de faire mes devoirs, de faire tout ce que je devais faire... Tu me le disais et je le faisais.

Mes dix ans ont retenti. Je savais toujours pas quoi penser mais t'étais là... Tu venais me chercher à la sortie de l'école, tu me lisais une histoire stupide, on riait, tu te cachais, on faisait mes devoirs, on rentrait pas à la maison, on se faisait disputer, on allait jouer, tu me disais de ne pas m'en faire encore & encore. On rentrait. Rien n'était terminé.

Mes quinze ans sont arrivés. Tu disais que j'étais une vraie rebelle maintenant, qu'ils allaient pas me faire de mal, que le lycée c'était bien, tu me disais de le laisser tomber, tu me répétais de ne pas m'en faire, tu disais "désolé", tu me disais que tu partais.

Alors je sais pas, me vider la tête m'a fait du bien, parler de toi j'ai toujours réussi à le faire. T'es mon frère, rien ne changera, j'oublie pas, j'oublierais jamais... Comment je pourrais? Et tu reviens, et j'ai l'impression de plus être seule face à l'immensité de mes choix. Tu dis à Maman de t'occuper de moi. Tu me dis de rester la même. Tu dis rien de plus. Tu t'en vas encore mais cette fois tu reviens... On se quittera pas. On fera comme le samedi matin devant les dessins animés, tous les deux allongés sur le divan du salon, se disputant sur notre personnage préféré seulement cette fois on s'en ira pas parce qu'Il* nous l'a dit, on restera là on bougera pas. Tout simplement parce qu'on a plus cinq et dix ans, qu'on est grand, qu'on sait ce qu'on fait... Que t'es mon grand frère, que c'est ça et rien d'autre. 

Les mots ne venaient pas. Maintenant, ils sont là.

Just like Monica & Ross. <3

21.02.2008

Casser, Ne pas ranger... Rester dans son bordel.

Je l'aime bien moi mon bordel.

C'est hier, je sais pas, elle m'a dit de tout ranger. Ma mère ouais, comme tous les parents le font, elle m'a dit de ranger. Seulement non. Moi je l'aime mon bordel, je le laisse comme ça jusqu'à ce qu'elle redise encore un truc et qu'encore, incessament, il reste comme ça.

Bouteille vide. Le Portrait de Dorian Gray. Charlie et la Chocolaterie. Une affiche de Ben Harper. Un CD des Wampas. Une trousse vide. Des crayons Ikea. Le Programme du ciné. La télécommande de la chaîne. Le lit défait.

Je m'enfous parce que je l'aime mon bordel. Je voudrais qu'il reste là, qu'on range pas. Parce que ouais! Ouais je le dis, je le clame haut et fort : je déteste le rangement. Je déteste que tout soit droit, tout soit carré, tout soit défini, tout soit clair... J'ai besoin de brouiller les pistes, j'ai besoin de complications, de trucs qui ne soient pas clair parce que sinon ça va pas.Ca veut dire que c'est trop vrai.

Métaphoriquement parlant, ouais je l'aime mon bordel. Parce que c'est là que je me sens à ma place, alors il bouge pas alors je l'aime parce que c'est le seul qui bouge pas, qui reste là sans rien à redire à ce que je fais même si j'y touche pas, il vient pas me dire ce que je dois faire ou pas faire ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs.

Alors ouais, je l'aime bien mon bordel.

Je devrais ranger parfois non? Sans doute, sans aucun doute, sans nul doute... Mais avoir semer le trouble au quatre vents c'est plus marrant. Ne plus retrouver mon CD préféré de Ben Harper, ne plus savoir où j'ai mis le ticket de Caisse du supermarché, chercher en vain la notice de mon portable, perdre toujours mes stylos, mettre à la poubelle tout le rouge qu'il y a sur ma copie de maths... Ca ouais, ça j'aime. Alors oui, je l'aime mon bordel. Et je veux pas qu'il change.

Rester éternellement qu'une ado, rester ça encore et toujours parce que pour le moment, il n'y a que ça que je sache faire très bien... Alors ouais, j'aime rester comme ça pour le moment.

Dans mon bordel, on peut tout faire.

=]

"And I forget just why I taste
Oh yeah, I guess it makes me smile
I found it hard, it was hard to find
Oh well, whatever, nevermind

Hello, Hello, Hello, How low?
"

 


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