29.05.2008
Mais un beau jour comme ça tu te lèves avec une idée à la con... Fouiller les souvenirs et les rêves dans la poubelle à passion.
On s'enfuira, où tu voudras, quand tu voudras, mais seulement nous. Nous & personne d'autre parce que la vie qu'on aura ne sera déstinée qu'à un nombre restrain de pélerins... Et j'éspérerai encore, que tu reviennes me hanter, me tirer par les cheveux et t'endormir devant la porte d'entrée. Et j'éspérerai. Que n'importe où qu'on aille, il n'y aura plus d'obstacles à observer, seulement nous, un peu de nous, pas un peu de vous, seulement nous. Nous & encore nous. Parce que c'est ça l'amour à ce qu'il paraît... Emmener ceux qu'on aime pour seul bagage, égoïste du nombre de personne que ça fera. Egoïste de savoir ce qu'ils voudront. Egoïste parce qu'on préfère les voir crever que de nous quitter. Egoïsme aigue. Et pourtant... Pourtant je me prends à rêver, à arrêter de parler au futur parce que la réalité n'est pas là pour le moment, elle s'est cachée encore un peu sous une ombre que personne ne comprend ou ne cherche à comprendre, parce que c'est vrai que c'est beaucoup plus simple d'ignorer ce qui ne va pas, de ne pas en parler, de changer de sujet, de marcher sur des oeufs comme si j'allais subitement mourir d'une crise cardiaque... Ménager les rires, les angoisses, les peurs,... Tout ça pour quoi? Pour rien, rien du tout. Parce qu'au final, moi & mes remords, ma peur & mon angoisse, on se retrouve seuls. Complétement seuls. Par choix? Sans doute pas... J'ai pas demandé moi, il ya juste de la lacheté qu'on ne peut que blâmer. Et n'empêche que encore une fois, je me retrouve là... A attendre quoi? Rien d'exceptionnel, en fait. Mais toujours regarder l'heure pour voir où ils en sont... A statuer sur mon sort & à cocher la case "En accord avec la famille" ou bien autre chose? J'en sais foutrement rien. Et je préfère pas savoir. Ils croient plus en moi... Même Lui* finit par abandonner, parce que je lui en donne toujours l'occasion, que ça sert à rien. Que rien ne sert à rien.
J'ai juste la foutue impression que personne comprend, que personne comprendra et pourtant, j'aurais aimé, j'aurais aimé qu'on arrête de me dire que ça va passer parce que non ça passera pas... Pas comme un mal de tête avec un Doliprane, non ça passera pas. Ca bloque dans la gorge, dans le coeur, dans les poumons comme un vieux cancer qui a attendu son heure et qui se réveille au moment le plus propice. Je m'éloigne sans savoir pourquoi, j'ai pas envie, pas envie de leur parler, d'écouter leurs complaintes grincantes qui m'irritent et me donnent juste envie de leur retourner deux claques en leur faisant voir qu'après tout, la vie n'est pas si moche que ça... Et pourtant, elle l'est, un peu trop souvent à mon goût, un peu trop souvent avec nous. Impardonnable. Et puis, il y a Elle* , j'ai trop peur de la perdre même si ça peut vous paraître insignifiant, que je sais que c'est spécial, qu'il n'y a que nous qui le comprenons, mais j'ai trop peur d'être un poids ou de pas savoir être une amie alors j'ai peur. Mais ce que je sais c'est que je veux pas... Je veux juste que tout ça finisse, qu'on revienne à la normale... Tout en ne sachant pas ce que c'est, la "normale".

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18.05.2008
Avec le temps va tout s'en va. On oublie le visage et on oublie la voix...
Je croyais que ça partirait jamais. Jamais. Tous ces souvenirs entassés dans cette boîte, je pensais qu'ils ne perdraient jamais de leur saveur, que le goût salé des larmes sur ma joue ne perdrait jamais leur importance. Je le croyais... Et puis tout s'enfuit, tout s'en va, ça glisse entre mes doigts sans que je puisse rattraper quoique ce soit et de toute facon, je sais que je ne pourrais pas. Tout est dans le titre... Mais je ne pensais pas que c'était vrai, totalement vrai. Tout s'en va, et ne revient pas. Alors, il y a deux jours, quand j'ai ouvert cette boîte remplie de photos, que je cache au fin fond de mon armoire sous une pile de vêtements que je ne mets plus, je me suis dis que c'était réellement fini. Et pourtant, revoir tous ces visages souriants, accrochés les uns aux autres comme une ribambelle interminable de bonhommes en papier, m'a faite sourire aussi mais seulement un temps... Après, c'est parti. Je n'ai pas le coeur à dire que j'oublierai tout, ces moments passés, révolus & pourtant tant appréciés... Je n'ai pas le coeur à le dire parce que ça sonnera faux. Et je n'avais même plus cette envie de replonger dans les photos pour revivre ces moments qui appartiennent au passé, de nous voir tous ensemble, comme ce n'est pas arrivé depuis des lustres... Parce qu'après tout, c'est quoi vraiment former une famille? J'en ai pas le souvenir, ça me paraît trop loin parce que même si officiellement ça ne fait même pas un an... Là dedans ça fait beaucoup plus que ça, le déchirement s'est effectué, trop tard pour rattraper tout. Beaucoup trop tard. Et j'essaie de ne pas y penser, de pas m'en faire, de dire que c'est pas grave que ça passera avec le temps mais il y a deux jours en regardant les photos, j'ai compris que c'était passé... Un peu trop vite à mon goût mais que j'ai finalement apercu le revers de la médaille, et qu'il était pas très beau à voir... Derrière chaque souvenir ,je revoyais les mauvais côtés et de moins en moins les bons.
Alors, j'ai fini par refermer la boîte en entassant les photos avec rage à l'intérieur et je l'ai rangée à la même place... Sans trop savoir si j'aurais le courage de l'ouvrir la prochaine fois.

13:41 Publié dans Allez viens, On s'en ira danser... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.05.2008
C'est la vie qui nous change & qui dérange toutes nos grandes idées sur tout... A quoi ça sert d'aller contre, on perd son temps!
Un pas. Deux pas. Trois pas. Quatre pas. On allait contre le vent, on était les plus forts jusqu'àu bout, jusqu'à ce qu'on coupe la corde qui nous liait les uns aux autres. C'était comme le début d'une mauvaise blague, racontée par un chauffeur routier dans un restoroute... C'était comme ça. On buvait encore dans des gobelets en plastique, c'était mieux, mieux que ça ne l'avait été depuis longtemps... Et puis on longeait la digue, pour finir les pieds dans le sable, encore habillés, on finissait dans l'eau sans se soucier du pourquoi & du comment et on se disait qu'on serait toujours ensemble. La question n'était pas posée, la réponse était là pourtant : Toutes les belles histoires finissent pareilles.
J'étais pas censée dire grand chose à part ça... Nous, 5. Lui, qu'on avait rarement vu ou parlé depuis 4 mois, qui débarque comme si rien n'avait changé... C'était ça la surprise, d'une soirée pourtant prévue d'une solitude & d'une mélancolie à toutes épreuves! Comme quoi, j'aime pas les surprises, ou alors seulement les mauvaises... Mais celle-là. C'était comme un vent d'air frais dans une de ces pubs l'Oréal qui fait voler les cheveux en vous assurant un volume à toute épreuve, c'était comme ça or almost. Je croyais que c'était vraiment "over so over", comme toutes les histoires... 'THE END' placardé en gros sur la porte de nos aventures, rupture de stock, on ferme le clapet du réalisateur et c'est tant pis pour tout le casting. Seulement, il parait qu'il faut le voir pour le croire... Mais j'y croyais pas, ou pas vraiment alors...
N'empêche que malgrès tout, ça me manque ça. Ces soirées passées à faire des conneries & dire que de la merde sans vraiment se soucier de ce qui est drôle ou qui ne l'est pas, seulement l'instant super, magique, grandiose, inoubliable, ... Something like that. J'ai vraiment pas envie d'aller en cours demain, c'est bientôt fini, heureusement... Bientôt, plus que quelques semaines & bonjour la liberté et le plaisir de vivre à fond retrouvés. Retrouvés tous ces rires, ces chamailleries... Retrouvés! Plus que quelques semaines à serrer les dents devant les remarques des profs & à tenter vainement d'obtenir des notes convenables même si je sais que c'est foutu d'avance... ! Tant pis si c'est trop tard, I deserve it after all.
On le mérite, non? D'être un peu, juste un peu encore ensemble, oublier le monde & simplement, sentir à nouveau cette brise de mer, nouvelle, inconnue, mais le commencement d'une renaissance pure & simple de ce qu'on croyait mort à tout jamais. Effacer juste un peu du passé et de ce qu'il reste de mauvais souvenirs.
19:27 Publié dans Allez viens, On s'en ira danser... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
17.04.2008
Et avec toi, c'est comme ne pas trouver la pièce manquante d'un puzzle, sauf que tu la caches toujours derrière ton dos.

Can't you see me reaching for the lifeline, your lifeline.
18:43 Publié dans Allez viens, On s'en ira danser... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04.04.2008
Now get this, London calling, yeah, I was there too!


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07.03.2008
If you wanna try, If you wanna try, there's no worse you could do! Oh, Oh, Oh!
Etre soi-même. Phrase atypique qu'on entend un million de fois dans sa vie mais peu importe... Qu'est-ce qu'elle veut dire? Jusqu'à un certain moment de mon adolescence, j'en savais foutrement rien. Ou plutot si. Oh puis non. Oh puis c'est tout! Non, non, je savais pas... Et pourtant à l'époque, je portais déjà des Converses atypiques qu'Il* m'achetait depuis la maternelle. Je regardais déjà le ciel pour reprendre ce que j'ai dis l'autre jour. J'écoutais déjà les mêmes choses en allant des Clash au Sex Pistols en passant par les Ramones. J'écoutais déjà tout ça. Je faisais tout ce que je fais aujourd'hui. Bon, en gros j'étais pas si différente d'aujourd'hui. Okay, okay, okay... J'étais la même en moins mature, moins grande, moins stupide, moins réfléchie, moins tout! Enfin bref, j'ai pas vraiment changé, seulement évolué comme on dit. Faire du bien ouais sans doute? En tout cas ce matin, regardant dans le vague, ma tasse de café serrée entre mes doigts, me faisant des films et en voyant le petit garcon de "The Grudge 2" partout dans la maison (Merci les amis xD), je me suis finalement dis que... Elle* & Elle* & puis Lui* avaient raison. Je suis moi, bien sur, seulement il paraît que j'ai des alter ego. Il paraît. Il paraît que j'ai un semblant des déboires amoureux de Ted dans HIMYM, il paraît que j'ai l'humour déjanté et la folie de Chris dans Skins et surtout il paraît que je ressemble beaucoup -trop- à Izzie mentalement. Vous me direz, à quoi ça sert de s'identifier à tant de personnages? Mieux vaut être soi même... Seulement c'est un trop grand mot et s'identifier n'a jamais fait de mal à personne pas vrai?
On a souvent du mal à être soi même alors se rappeler qu'il y a des gens qui nous ressemblent pour nous aider à le redevenir ça aide non... Et oui, même si ce sont des personnages de fiction, right?! Surtout si ce sont des personnages de fiction d'ailleurs, on les connait bien mieux que nous mêmes a priori...

Look at him. Simple, funny guy, cherchant le grand amour... Okay, je cherche pas forcément le grand amour seulement une part de celui-ci. Gaffeur sur les bords, un peu trop à se poser plein de questions, ouais finalement; Ouais. Retrouver un peu de soit en Ted c'est comme faire un bond de deux mètres et toucher le plafond, se retrouver assomé par terre en se demandant ce qui nous est arrivé. Anyway, c'est comme ça que je décrirai Ted. Après je ne sais pas. Ah oui, et comme Ted, une bande de potes prête à tout pour m'aider dans ma tache.
This was Ted Mosby, Architect.

Chris. Le prototype même du type qui ne sait pas ce qu'il veut, un peu trop paumé pour savoir où aller, qui adore la fête et les excès, les filles. Un peu trop excentrique sur les bords, qui s'habille d'une manière tellement impossible à définir qu'il n'y a pas de mot pour définir si il a un style, qu'il n'y a pas d'autres mots pour dire que c'est "Chris" à part "dégénéré mental de seconde classe". Un peu trop expansif sur les bords, n'hésitant pas à dire ce qu'il pense... Ca c'est Chris. Parfois. Parfois. Souvent en fait, se reconnaître en lui donne l'impression de... De planer complétement et d'être un peu flippé à l'idée que ce soit vrai. Cette idée suggérée par mon frère de mes points communs avec Chris... font un peu... Peur?
Okay, Right, Funny, Lovely!

Douce, attentionée, croyante, optimiste... Je ne sais pas si Izzie et moi on se ressemble vraiment. Bien sur c'est mon surnom, donné par une bande de fous sur le net, seulement je ne sais pas. J'ai changé par rapport à elle. Non sérieusement. J'ai changé, en bien & en mal. Anyway, même si Izzie reste mon alter ego avec sa tendance à toujours vouloir s'occuper des autres avant elle-même... Non pas que je le fasse enfin je pense pas seulement c'est ce qu'on me dit alors bon. J'écoute. Anyway, j'aime Izzie, son attitude positive même si parfois il me manque un peu de cet optimiste...
Et j'ai enfin compris, au bout d'un certain temps, que tout ce que j'aime, tout ce que je fais, tout ce que je dis, fait finalement moi même. Même pas besoin de se cacher derrière Ted, Izzie ou Chris. Je ne vis pas une fiction, j'ai juste besoin d'identification.
"Je suis comme je suis. J'aime comme j'aime... "
14:29 Publié dans Allez viens, On s'en ira danser... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.03.2008
"Etre rock, c'est regarder le ciel."
Non pas que je pense vraiment qu'être rock c'est regarder le ciel seulement j'y réfléchis. Je vous rassure, ce n'est pas de moi, ça ne sort pas de ma tête non. Seulement d'un lecteur de "Rock & Folk" et il fallait bien que je le place quelque part... Non? Anyway, comme vous l'avez sans doute remarqué ou alors ceux qui me conaissent. J'aime pas les phénomènes, non sérieusement hein c'est stupide à dire mais vous ne trouverez pas de BB Brunes (-_-), de Tokio Hotel ou de Simple Plan ici même. Je respecte. Ouais, je respecte ceux qui écoutent seulement je cautionne pas pour moi. J'ai jamais été touchée par les phénomènes de mode, c'est pas pour me distinguer ou quoi que ce soit seulement c'est comme ça. Je sais pas d'où ça vient, pas d'où ça sort, cette envie de pas écouter les mêmes trucs que les autres... Ce sentiment de se sentir un peu trop à part juste pour une histoire de goûts. Je sais pas d'où ça vient ou plutot si.
Ca remonte à loin, trop loin. Du temps où Il* me chantait des air de Ben Harper pour que j'arrête de pleurer et où Il* m'imitait Iggy Pop pour me faire rire. Je sais d'où ça vient. Malgrès tout, tout ce que je peux dire ça me manque. Comme ce jour de printemps, on était là tous les six. La seule fois où on a formé une vraie famille je crois. Vous savez tous ces tas de trucs débiles qu'on retrouve dans les publicités pour les shampooings ou dans les pubs Groupama. Le pays où tout est beau, tout est possible. J'ai l'impression que c'était un de ces jours comme ça. Etre une famille pour de vraie. Rire. Chanter. Manger. Parler. De tout, de rien, jusqu'à la fin. Six ans après, je m'en souviens encore parce que c'est la seule fois où je me rapelle ne pas avoir entendu de disputes entre chacun de toute la journée.
Alors oui, cette envie d'être rock-Même si il n'y a pas de définition acquise-remonte à trop loin pour que je sache exactement d'où elle provient. Seulement elle remonte plus exactement à mon enfance, le temps de l'insouciance, où on fait tout sans penser aux conséquences. Finalement, on est plus rock en étant enfant qu'en grandissant du moins je pense. On regarde plus le ciel ensuite, on marche juste dans la rue, en levant parfois la tête mais c'est tout.
Tout ce qu'on a toujours trouvé à me dire c'était que mes gouts étaient trop "spéciaux", trop "inconnus", trop "bizarres", trop "vieux" et un tas d'autres adjectifs pas forcément envieux. Mais tant pis. Tant pis si vous conaissez pas Joe Strummer, Sid Vicious, Johnny Rotten, Ben Harper, Johnny Cash, Noël Gallagher, Bob Dylan ou encore Pete Doherty. Peu importe. Je reste telle que je suis, j'ai peur de changer, peu de personnes comprennent que ça vient de trop loin pour que je change. Mes goûts sont définitifs surtout à mon âge. Ils restent éternellement malgrès des fautes de parcours et je les veux comme ça. Point.
Etre rock c'est se foutre de la pluie qui tombe, prier pour ne pas tomber dans le quotidien, courir en sautant dans les flaques d'eau, s'en mettre plein le manteau, regarder le ciel, avoir un semblant de bon sens, écouter la musique n'importe où n'importe quand, se foutre du pourquoi du comment, se foutre de ce que pense les autres en nous voyant, arriver à ne pas être quelqu'un de bien, imaginer l'impossibilité de l'impossible, regarder en l'air, être dans les vappes, boire à la bouteille, jouer avec son briquet, marcher pieds nus dans la rue, éviter les disputes, ne pas se contenter du "bien"...
Etre Rock. Etre soi même. Difficilement acquis. Rockement recommandé.

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22.02.2008
Les mots ne viennent pas, ils sont seulement là pour toi.
C'est venu ce matin. Ce matin. Ce matin quand j'ai cherché la tasse sur l'étagère et qu'elle n'y était pas. C'est ce matin que je me suis rappelée que tu l'avais emmenée. Je sais même pas pourquoi d'ailleurs, je sais juste que tu l'as prise comme on prend un cachet, tu m'as rien dis mais tu l'as prise.
Alors ce matin, j'étais là, comme une conne, il faut le dire, à chercher encore sur l'étagère ce que je trouvais pas. Puis j'ai fini par me rendre compte, par comprendre, le temps que ça tourne encore dans ma tête comme la machine à laver en route, le temps que ça fasse le tour de la Terre, j'ai fini par comprendre. Parce que maintenant que t'es à plusieurs kilomètres de là, alors oui, tu viens me voir, je viens te voir. On se voit. Seulement c'est plus pareil.
Ca me manque tout ça. Ca me manque & j'oublie rien. J'oublie pas que t'es mon frère et que c'est pas pour rien. J'oublie pas qu'on a tout vécu ensemble, qu'on vivra le reste reliés par connection mentale sans aucun doute. Mais j'oublie pas, j'oublierais jamais.
C'est venu ce matin parce que je me suis rendue compte que dans cette maison, cette maison qui n'est pas vraiment la nôtre, pas celle où on a joué, pas celle où on s'est disputé, pas celle où on s'est bagarré, pas celle où on a pleuré... Dans cette maison, j'ai trouvé qu'il y avait un truc qui manquait. Tu te doutes quoi parce que maintenant, tout ce qu'il y a avec toi c'est attendre que le téléphone sonne.
Sortir des conneries, raconter mes aventures lycéennes, raconter les tiennes, me parler de Vanessa, me dire comment tu vas,... C'est pas en direct mais c'est déjà ça.
Alors non, j'oublie rien. Comment je pourrais? Comment je pourrais pas penser à quand tu m'as dis "Je m'en vais"... Comme si c'était hier. On riait. Tu parlais. Tapant sur le clavier des phrases sans aucun sens que je ne voyais pas. Allongée sur le lit, je riais. Je riais. Encore & Encore parce que tu disais, tu disais encore & toujours des conneries comme tu sais si bien le faire. Je riais. Tu parlais. Je riais. Je parlais. On riait. Tu arrêtais. "Dans le blanc des yeux, sinon ça compte pas." Ca compte pas. Ca compte pas. 1, 2, 3. Puis on arrêtait. Et puis tout d'un coup, tu disais que tu partais. Tu partais. Je me forcais à pas pleurer. "Ok". Je m'allongeais sur le lit, je pleurais. J'hurlais. Tu partais.
Et ainsi de suite...
Les mots ne viennent pas parce que je ne te reproche rien. Je te reproche pas d'être parti. Au début, sans aucun doute. Je voulais pas, je voulais pas être seule. Ils* se séparaient. Tu partais. Je pleurais. J'ai jamais su quoi faire, pourtant t'as toujours été là au fond...
Mes cinq ans ont sonné quand tu me disais d'aller jouer sur le port avec toi, pour pas voir, pour pas croire... T'en avais dix. Tu faisais ton rôle, tu le fais toujours. J'ai jamais su comment tu le faisais si bien. Tu le faisais c'est tout. Tu me disais de ne pas m'en faire, de ne pas avoir peur dans le noir, de ne pas avoir peur de ce dessin animé, de manger mes céréales le matin, de boire du lait, de faire mes devoirs, de faire tout ce que je devais faire... Tu me le disais et je le faisais.
Mes dix ans ont retenti. Je savais toujours pas quoi penser mais t'étais là... Tu venais me chercher à la sortie de l'école, tu me lisais une histoire stupide, on riait, tu te cachais, on faisait mes devoirs, on rentrait pas à la maison, on se faisait disputer, on allait jouer, tu me disais de ne pas m'en faire encore & encore. On rentrait. Rien n'était terminé.
Mes quinze ans sont arrivés. Tu disais que j'étais une vraie rebelle maintenant, qu'ils allaient pas me faire de mal, que le lycée c'était bien, tu me disais de le laisser tomber, tu me répétais de ne pas m'en faire, tu disais "désolé", tu me disais que tu partais.
Alors je sais pas, me vider la tête m'a fait du bien, parler de toi j'ai toujours réussi à le faire. T'es mon frère, rien ne changera, j'oublie pas, j'oublierais jamais... Comment je pourrais? Et tu reviens, et j'ai l'impression de plus être seule face à l'immensité de mes choix. Tu dis à Maman de t'occuper de moi. Tu me dis de rester la même. Tu dis rien de plus. Tu t'en vas encore mais cette fois tu reviens... On se quittera pas. On fera comme le samedi matin devant les dessins animés, tous les deux allongés sur le divan du salon, se disputant sur notre personnage préféré seulement cette fois on s'en ira pas parce qu'Il* nous l'a dit, on restera là on bougera pas. Tout simplement parce qu'on a plus cinq et dix ans, qu'on est grand, qu'on sait ce qu'on fait... Que t'es mon grand frère, que c'est ça et rien d'autre.
Les mots ne venaient pas. Maintenant, ils sont là.
Just like Monica & Ross. <3
22:50 Publié dans Allez viens, On s'en ira danser... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
21.02.2008
Casser, Ne pas ranger... Rester dans son bordel.
Je l'aime bien moi mon bordel.
C'est hier, je sais pas, elle m'a dit de tout ranger. Ma mère ouais, comme tous les parents le font, elle m'a dit de ranger. Seulement non. Moi je l'aime mon bordel, je le laisse comme ça jusqu'à ce qu'elle redise encore un truc et qu'encore, incessament, il reste comme ça.
Bouteille vide. Le Portrait de Dorian Gray. Charlie et la Chocolaterie. Une affiche de Ben Harper. Un CD des Wampas. Une trousse vide. Des crayons Ikea. Le Programme du ciné. La télécommande de la chaîne. Le lit défait.
Je m'enfous parce que je l'aime mon bordel. Je voudrais qu'il reste là, qu'on range pas. Parce que ouais! Ouais je le dis, je le clame haut et fort : je déteste le rangement. Je déteste que tout soit droit, tout soit carré, tout soit défini, tout soit clair... J'ai besoin de brouiller les pistes, j'ai besoin de complications, de trucs qui ne soient pas clair parce que sinon ça va pas.Ca veut dire que c'est trop vrai.
Métaphoriquement parlant, ouais je l'aime mon bordel. Parce que c'est là que je me sens à ma place, alors il bouge pas alors je l'aime parce que c'est le seul qui bouge pas, qui reste là sans rien à redire à ce que je fais même si j'y touche pas, il vient pas me dire ce que je dois faire ou pas faire ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs.
Alors ouais, je l'aime bien mon bordel.
Je devrais ranger parfois non? Sans doute, sans aucun doute, sans nul doute... Mais avoir semer le trouble au quatre vents c'est plus marrant. Ne plus retrouver mon CD préféré de Ben Harper, ne plus savoir où j'ai mis le ticket de Caisse du supermarché, chercher en vain la notice de mon portable, perdre toujours mes stylos, mettre à la poubelle tout le rouge qu'il y a sur ma copie de maths... Ca ouais, ça j'aime. Alors oui, je l'aime mon bordel. Et je veux pas qu'il change.
Rester éternellement qu'une ado, rester ça encore et toujours parce que pour le moment, il n'y a que ça que je sache faire très bien... Alors ouais, j'aime rester comme ça pour le moment.
Dans mon bordel, on peut tout faire.
=]

Oh yeah, I guess it makes me smile
I found it hard, it was hard to find
Oh well, whatever, nevermind
Hello, Hello, Hello, How low? "
15:51 Publié dans Allez viens, On s'en ira danser... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





