« La Mécanique du Coeur. | Page d'accueil | Nous attendrons l'heure de notre bohneur. »

22.02.2008

Les mots ne viennent pas, ils sont seulement là pour toi.

C'est venu ce matin. Ce matin. Ce matin quand j'ai cherché la tasse sur l'étagère et qu'elle n'y était pas. C'est ce matin que je me suis rappelée que tu l'avais emmenée. Je sais même pas pourquoi d'ailleurs, je sais juste que tu l'as prise comme on prend un cachet, tu m'as rien dis mais tu l'as prise.

Alors ce matin, j'étais là, comme une conne, il faut le dire, à chercher encore sur l'étagère ce que je trouvais pas. Puis j'ai fini par me rendre compte, par comprendre, le temps que ça tourne encore dans ma tête comme la machine à laver en route, le temps que ça fasse le tour de la Terre, j'ai fini par comprendre. Parce que maintenant que t'es à plusieurs kilomètres de là, alors oui, tu viens me voir, je viens te voir. On se voit. Seulement c'est plus pareil.

Ca me manque tout ça. Ca me manque & j'oublie rien. J'oublie pas que t'es mon frère et que c'est pas pour rien. J'oublie pas qu'on a tout vécu ensemble, qu'on vivra le reste reliés par connection mentale sans aucun doute. Mais j'oublie pas, j'oublierais jamais.

C'est venu ce matin parce que je me suis rendue compte que dans cette maison, cette maison qui n'est pas vraiment la nôtre, pas celle où on a joué, pas celle où on s'est disputé, pas celle où on s'est bagarré, pas celle où on a pleuré... Dans cette maison, j'ai trouvé qu'il y avait un truc qui manquait. Tu te doutes quoi parce que maintenant, tout ce qu'il y a avec toi c'est attendre que le téléphone sonne.

Sortir des conneries, raconter mes aventures lycéennes, raconter les tiennes, me parler de Vanessa, me dire comment tu vas,... C'est pas en direct mais c'est déjà ça.

Alors non, j'oublie rien. Comment je pourrais? Comment je pourrais pas penser à quand tu m'as dis "Je m'en vais"... Comme si c'était hier. On riait. Tu parlais. Tapant sur le clavier des phrases sans aucun sens que je ne voyais pas. Allongée sur le lit, je riais. Je riais. Encore & Encore parce que tu disais, tu disais encore & toujours des conneries comme tu sais si bien le faire. Je riais. Tu parlais. Je riais. Je parlais. On riait. Tu arrêtais. "Dans le blanc des yeux, sinon ça compte pas." Ca compte pas. Ca compte pas. 1, 2, 3. Puis on arrêtait. Et puis tout d'un coup, tu disais que tu partais. Tu partais. Je me forcais à pas pleurer. "Ok". Je m'allongeais sur le lit, je pleurais. J'hurlais. Tu partais.

Et ainsi de suite...

Les mots ne viennent pas parce que je ne te reproche rien. Je te reproche pas d'être parti. Au début, sans aucun doute. Je voulais pas, je voulais pas être seule. Ils* se séparaient. Tu partais. Je pleurais. J'ai jamais su quoi faire, pourtant t'as toujours été là au fond...

Mes cinq ans ont sonné quand tu me disais d'aller jouer sur le port avec toi, pour pas voir, pour pas croire... T'en avais dix. Tu faisais ton rôle, tu le fais toujours. J'ai jamais su comment tu le faisais si bien. Tu le faisais c'est tout. Tu me disais de ne pas m'en faire, de ne pas avoir peur dans le noir, de ne pas avoir peur de ce dessin animé, de manger mes céréales le matin, de boire du lait, de faire mes devoirs, de faire tout ce que je devais faire... Tu me le disais et je le faisais.

Mes dix ans ont retenti. Je savais toujours pas quoi penser mais t'étais là... Tu venais me chercher à la sortie de l'école, tu me lisais une histoire stupide, on riait, tu te cachais, on faisait mes devoirs, on rentrait pas à la maison, on se faisait disputer, on allait jouer, tu me disais de ne pas m'en faire encore & encore. On rentrait. Rien n'était terminé.

Mes quinze ans sont arrivés. Tu disais que j'étais une vraie rebelle maintenant, qu'ils allaient pas me faire de mal, que le lycée c'était bien, tu me disais de le laisser tomber, tu me répétais de ne pas m'en faire, tu disais "désolé", tu me disais que tu partais.

Alors je sais pas, me vider la tête m'a fait du bien, parler de toi j'ai toujours réussi à le faire. T'es mon frère, rien ne changera, j'oublie pas, j'oublierais jamais... Comment je pourrais? Et tu reviens, et j'ai l'impression de plus être seule face à l'immensité de mes choix. Tu dis à Maman de t'occuper de moi. Tu me dis de rester la même. Tu dis rien de plus. Tu t'en vas encore mais cette fois tu reviens... On se quittera pas. On fera comme le samedi matin devant les dessins animés, tous les deux allongés sur le divan du salon, se disputant sur notre personnage préféré seulement cette fois on s'en ira pas parce qu'Il* nous l'a dit, on restera là on bougera pas. Tout simplement parce qu'on a plus cinq et dix ans, qu'on est grand, qu'on sait ce qu'on fait... Que t'es mon grand frère, que c'est ça et rien d'autre. 

Les mots ne venaient pas. Maintenant, ils sont là.

Just like Monica & Ross. <3

Commentaires

hO GOD , les mots ne me viennent pas a moi en tout cas , je sais pas vraiment quoi ajouter , ta note va me faire pleurée si ca continue! En tout cas t'en fais pas vu votre liens rien ne peut le briser , ni la distance ni toutes ses conneries.

Je me suis toujours demandé ce que ce serais d'avoir un grand frére , quelqu'un pour veillé sur moi , je connaitrait jamais la reponce mais bon .

Je t'aime en tout cas ca changeras pas

Ecrit par : Criiistina | 22.02.2008

Tu me manques aussi c'est tout ce que j'ai à dire, autrement tu le sais enfin bon moi & les grands discours on va dire que j'ai moins de talent pour les formuler que toi mais je suis là. FOREVER.

Bisous.

YEAAAAAAAH MONICA & ROOOOOOOOSS :D

Ecrit par : Hugues | 23.02.2008

I gonna cry c'est officiel ! Je pleure ! Merci Iz' !

Mais quel article ! Je suis vraiment amoureuse de cet article (pas de ton frere hein je te rassure >>>>>>>>> oki oki >>>>>>>>>)
Bref : LOVE U

Ecrit par : Meredith | 23.02.2008

OMG. Ca me donne les larmes aux yeux parce que ça me fait réellement penser aux relations que j'ai avec mes deux soeurs. bien sur, ça n'est pas du tout le même contexte mais c'est le même fond.

Bref, il est superbe cette article, ne t'aiiiiiiiiime =]

Ecrit par : Elise | 23.02.2008

Gneeeu, c'est un magnifique article... Tu as de la chance de t'entendre aussi bien avec ton frère, et c'est un très bel hommage, vraiment !

Bisous =D

Ecrit par : Fraisy | 24.02.2008

@Cris : Bouuuh tout ce que j'ai à dire que ze taimeuuuh et que jte donne un de mes autres frères stu veux humhum oki je sors

@Hugues : Pareil. C'est tout, grand con. =)

@Mer : Meuuh ma Mer pleure paas ye taiiimeuuh et tu sors mais marki ptdr

@Lizou : Z'understand bien ma Lizou don't worry Ptdr Ye taiiimeuuh

@Fraisy : Markii Fraiisy

Ecrit par : Izzie | 24.02.2008

Ecrire un commentaire