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28.04.2008

Il me fait le coup du "Souviens-toi".

Reprendre le même bus, croiser les mêmes personnes, s'asseoir aux mêmes places parce qu'il ne faut surtout pas changer l'ordre des choses, qu'on a nos bonnes vieilles habitudes bien en place et que chambouler le tout serait catastrophique voir la fin du monde avant peu... Passer sa carte de bus, un signe de tête au chauffeur puis c'est parti pour de nouvelles aventures. Ipod sur les oreilles, R. était pas là, L. si... Enfin c'est pas comme ci j'allais m'asseoir là. Prendre sa place au fond du bus puis ça recommence. Encore un mois, un mois et tout sera fini ou presque parce que bien sur, il y aura encore une ou deux années mais je m'en fous, ça sera différent. Tout a trop changé pour que ça ne change pas. J'ai changé, les gens ont changé, même la vie change. Bordel. Ca fait tellement bizarre de regarder un an en arrière, là où j'étais il y a un an, ça me parait une éternité. Ca me manque et en même temps, non. J'ai grandi, ce truc dont j'ai toujours peur, éternelle peur glacée dans mes entrailles qui me suit comme la voie d'un chemin de fer... Ca me glace le sang jusqu'aux intraveineuses. Grandir. Un bien grand mot pour une évolution pathétique qui vous fait voir le monde avec plus de réalité qu'on le voudrait bien, cynisme inquiétant pour une grande plénitude de l'esprit. Ca me fait peur parfois, mais bon. Tant pis...  Il y a eu trop de choses pour ne pas sentir un changement, une blessure de l'âme, trop de choses. Trop de changement tue le changement à ce qu'il paraît enfin c'était pas comme si j'avais demandé quelque chose, j'ai rien demandé... Ca m'aurait plu vraiment, de rester telle que j'étais, avec les gens qu'il fallait, avec une famille entouré dans un joli cadre photo doré posé sur le rebord du meuble dans l'entrée. J'aurais bien voulu. Tout le monde voudrait bien... Seulement ça se passe jamais comme prévu, y'a des jours comme ça, pas que des jours d'ailleurs, seulement ça se passe comme ça... On le voit venir ce foutu changement, il nous guette de loin puis il choisit le bon moment pour venir et hop, plus rien. Plus personne devant la porte, il manque des gens dans le cadre photo de l'entrée et la maison reste vide... Et ca passe comme ça, comme une gellule à avaler, avec un peu d'eau dans le fond du verre ça arrive à passer... Just like that.

Même les gens changent... Trop de gens changent, comme moi. J'ai pas l'impression qu'ils grandissent, plutot qu'ils régressent à l'âge de la primaire et qu'on s'éloigne au loin. Loin des yeux, loin du coeur... Non, pas vraiment. Plutot moins de temps, trop de choses à faire, pas assez de place pour penser... C'est con à dire! Mais on s'était promit tellement de choses, tellement de trucs comme quoi on allait se voir et tout le bordel mais c'est des paroles en l'air tout ça parce qu'on devient comme tous ces adultes pressés qu'on croise dans le métro, ça en devient tellement stupide que c'en est drole... De se voir de temps en temps alors qu'il fut un temps où on était tellement proches qu'on complétaient nos phrases... Engueulades etc, ça fait pas bon ménage avec l'éloignement en prime. Temps des regrets. Mais encore le temps des souvenirs. Quand je me dis que ça va faire un an! UN AN qu'on se connaît, c'est peut être bête mais ils sont devenus importants pour moi... Pour Lui, Matty, ça fait déjà un an. Puis Cris' & Mer' puis Lizou... Ca fait bizarre je me dis... Et ça a changé encore même si c'est toujours pareil en quelque sorte, ça a changé. Ca fait bizarre. Trop. Beaucoup trop. Mais je les aime, c'est tout. <3


Le changement, c'est trop bizarre. Vraiment trop. M'enfous, plus tard je serais astronaute, enfin c'est ce que je voulais quand j'avais 4 ans. Depuis aussi, j'ai changé... Au moins j'avais des ambitions à l'époque, maintenant je sais même pas où aller, ni où regarder. Pffff. La vie est trop injuste like Calimero said... Et je suis trop compliquée et grandir c'est de la merde. Avouons-le. 




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26.04.2008

Et puis dehors il y avait le monde, un monde sans moi.

Bien sur que non. Bien sur que non personne ne peut comprendre ce que je raconte, ce que je dis, ce que je précise à la force de mes mots parce qu'il n'y a pas de mots... J'ai l'impression d'entamer un dialogue de sourd à chaque fois que je veux exprimer ça. Parce que personne ne comprend et surtout personne ne veut m'entendre, que je ferme ma gueule. Peur de tout, comme une peur de moi qu'on ose pas affranchir... Comme une peur de comprendre ce que je dis, comme un peur refoulée qu'on ose pas exprimer mais je le vois au fond de leurs yeux ce qu'ils pensent. Alors je me tais. J'ai longuement réfléchi ce matin, assise sur la chaise du bureau, tourner encore & encore jusqu'à ne plus pouvoir s'arrêter. Allumer une clope de mon père rien que pour la voir se consumer, sentir l'odeur puis l'écraser dans le cendrier.

Je ne me comprends pas moi même. Indescriptiblement stupide. Comme moi.

Alors je me tais, j'ai du mal à le faire, parce que je ne sais pas le faire, je suis un moulin à paroles constamment en ébulition qui crie pour se faire entendre sans se soucier de gêner les autres, je suis comme ça et personne ne me le doit, pas plus mon adolescence qu'autre chose. Seulement ma facon d'être. Alors non, personne n'a jamais comprit et de toute facon qu'est-ce que je peux bien leur dire à ces gens qui ne comprennent pas? Je regarde mon bandage et rien qu'en le voyant ça me fait mal, déchirement au fond des entrailles, dégout de tout. Je sais pas pourquoi... Et pourtant, je m'en suis rendue compte sur le bateau, le ferry qui nous ramenait. Assise à côté de lui, qui a été bizarre toute la semaine, j'ai réalisé que bordel, ça faisait tellement du bien de vivre. D'être là, juste là pour écrire sur un blog à la con, pour parler, chanter, rire, danser... Faire que des trucs comme ça, j'ai vu que c'était bon... C'était pas comme Dieu qui crée le monde non, c'était seulement moi, et c'est sans doute la première fois que j'ai compris ça.

C'est peut être ça qu'on apelle grandir, j'en sais trop rien. En tout cas, pour moi c'était là. Juste là au creu du coeur, ressentir un grain de bohneur.

 

Et puis c'était Londres.

 

 

 

 

 

Souvenirs bien gravés là. Ca reste là jusqu'à ce que j'y retourne, bientot j'éspère. Et puis un jour, j'en fais le serment, je serais là... Comme tous ces gens différents & bizarres qui prennent le métro, je serais là-bas, j'en bougerais pas. Promis.  

 

 

TRA LA LA LA LERE. =P

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19.04.2008

Adieu l'enfance et l'innocence, de ces années lointaines, de ce joli temps disparu... Où est l'insouciance de tes dix ans qui ne reviendront plus?

Cette note ne sera pas longue... Courte parce que j'ai du mal à écrire, que j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, que ça m'a fait mal jusqu'àu sang, que ça m'a touchée au plus profond de mon coeur, que tout le monde trouvera ça débile mais que je souhaite juste dire que je me fous... De ce que tout le monde peut penser. De l'inutilité débile de cette note. Je m'en fous royalement.

 Je sais que c'est qu'un animal. Je sais que c'est qu'un chien bordel! Mais c'est mon chien... Mon chien, bordel. Okay, vous allez me trouver superficelle et conne mais je m'en tape. Parce que c'est mon chien, c'était mon chien. Il a représenté mon enfance, toute mon enfance. Je me souviens comme si c'était hier du jour où mon frère est revenu avec lui à la maison, que ma mère a crié puis que finalement, il a grandi, en même temps que moi sans doute... Je pensais pas. Je savais qu'il était malade mais ça m'arrive comme un coup de poing dans la gueule ou plutot dans le ventre... Il habitait plus avec moi mais c'était sans doute le seul élément solide de cette famille, le seul être qui comme une bouée de sauvetage me permettait de me rappeler que j'ai eu une famille à une époque... C'était lui. Et j'ai même pas pu lui dire au revoir et c'est trop con, je l'ai juste caressé hier en partant. Je savais pas. Je me sens juste stupide de pleurer toutes les larmes de mon corps. Je suis qu'une gamine et alors? Qu'est-ce que vous en savez? J'ai plus rien à m'attacher à part des photos, des putains de photos dans des foutus albums pas classés... Et je sais qu'il comprendra lui, quand je lui dirais. Il comprend toujours. Toujours tout.

 

Puis maintenant, il y a plus rien. Et ça fait comme un grand vide immense où je peux même plus sauter pour le rattraper. Ne me dites pas qu'on pourra en racheter un autre, que c'est qu'un chien, que c'est qu'une bête, que ce n'est qu'un chagrin passager... Je vous croirai pas. C'était lui. C'était mon chien. Point final. Il y en a jamais eu d'autre, il n'y en aura jamais d'autre.

 

Y'a plus de passé.

 

 

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17.04.2008

Et avec toi, c'est comme ne pas trouver la pièce manquante d'un puzzle, sauf que tu la caches toujours derrière ton dos.

Il a l'impression d'être arrêté, d'avoir appuyé sur pause et de ne plus avoir trouver le bouton play pour remettre le magnétoscope en marche ensuite. Un arrêt sur image assez brusque pour quelqu'un d'assez bizarre. C'est ce qu'il m'a dit la dernière fois que je l'ai vu, dans son appart où je viens parfois les week end, où on joue pendant des heures à Tomb Raider, où on arrête pas de se prendre la tête pour un rien, où on achète des chamallows pour les manger devant Heroes ou un truc dans ce goût là parmis tous ses DVD... Pendant des heures & des heures. On oublie ce qui continue à nous séparer. Il n'a rien d'un père traditionnel, celui qui engueule sa fille parce qu'elle fume ou qu'elle a eu une mauvaise note, il n'a rien de ça. Quand on l'observe, il a juste l'air d'un ado attardé dans un corps d'adulte, un peu prit de court par le temps. Et quand on est là, assis devant la télé, j'oublie. J'oublie tout ce que ça fait. Tout ce que ça fait de le retrouver un après-midi, aussi défoncé que le canapé, j'oublie ce que ça fait et pourtant c'est toujours là. C'est comme une pensée dont on n'arrive pas à se débarasser, c'est là comme si on me collait une image en permanence devant les yeux, une sorte de torture spirituelle et pourtant...

J'ai beau crier, l'insulter, hurler, claquer les portes, casser des trucs, taper du pied, comme une ado qui se respecte, rien n'y fait. Il m'écoute. Il ne dit rien. Il reste là, ses yeux bleus braqués sur moi dans un air total d'incompréhension qui a le don de me donner l'envie de tuer... Puis, il se lève, il prend une clope de son paquet de Camel, il l'allume et me regarde avant de parler, toujours pour toujours. Il crie parfois. Pas souvent. Puis c'est fini. Je m'en vais parce que ça n'a rien réglé du tout, au contraire, ça ne fait qu'empirer la rage que je contiens et qu'il ne comprend pas.  Très peu de personnes comprennent en réalité, qui il est vraiment.. Personne ne le cerne. Moi si, sans doute parce qu'on est trop semblables tous les deux selon beaucoup trop de monde,... On parle pour ne rien dire, on fuit les problèmes en les enterrant à mille pieds sous terre jusqu'à ce qu'un tractopelle viennent les déterrer, on a tendance à trop l'ouvrir,... Je lui ressemble mais plutot crever que de l'avouer. J'ai trop peur, trop peur de trop lui ressembler, de faire les mêmes conneries, j'ai trop peur de tout rater. Trop peur de ça. Tel père, telle fille? C'est des conneries tout ça... Ca fait longtemps qu'on est plus dans le même bateau, qu'il est resté sur les quais et que le mien a vogué autre part. 

C'était pas intentionnel au début mais ça fait environ deux ans que ça dure, même avant tout ça,... C'était pas intentionnel au début, comme si on s'éloignait, en étant partagé entre deux rives mes frères et moi, et puis tout d'un coup ça a paru plus clair. Et la rive où ma mère était nous attirait indéniablement, en le laissant lui sur un ilot isolé de nous. Ca a commencé comme ça puis il y a eu cette séparation... Tout le monde me demande toujours pourquoi, pourquoi le divorce ne m'a jamais fait souffrir. Sans doute parce qu'il avait eu lieu bien avant les papiers signés et les maisons séparés. Peut être bien. On avait cessé d'être une famille... Depuis trop longtemps. Trop longtemps pour continuer à faire semblant mais ça nous manquait... Et puis il y a eux...  Mes frères. C'était sans doute plus facile pour eux? Ouais. Mais il parait que j'ai été la plus forte. J'en sais trop rien finalement, seulement c'était pas pareil. Ils ont pas vécu avec eux tous les jours,... Non pas vraiment. Mais moi je savais, je peux pas dire que ça m'est tombé dessus comme une enclume sur la gueule parce que c'est faux. Totalement faux. Et puis, il y a Lui* qui ne lui adresse plus la parole... Trop de souffrance, trop de souvenirs, trop de rancoeur... Il voudrait que j'en fasse autant & so what? Il a peut être raison mais c'est pas comme si je voulais le laisser complétement seul... Même lui il le mérite pas, bordel.

Et il a tord. Tord quand il dit qu'on ne l'aime pas, ou plus assez. Tord d'avoir fait une connerie. C'était lui, putain!  C'est toujours lui qui m'a apprit à jouer de la guitare, à écouter Ben Harper sans s'en lasser, à rater mêmes un vulgaire plat de pâtes, qui m'a emmené à des concerts que personne ne voulait voir, qui m'a apprit qui était Sid Vicious et même Jimi Hendrix, qui m'a raconté tout sur son enfance, qui m'a offert ma première guitare, qui m'a donné envie d'écouter les mêmes choses que lui, qui a cette même grande gueule impardonnable... C'est lui. Je pourrais toujours dire tout ce que je veux, tout ce que je pense, que c'est un connard, il n'empêche que moi je lui parle toujours, je suis sans doute une des seules à s'inquiéter de si il va bien... Parce qu'il n'y a que ça à faire... 

Lundi. Lundi, je pars en Angleterre avec lui. J'éspère juste qu'encore une fois, il oubliera de se conduire comme un père normal... Parce que je supporte pas ça.






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Can't you see me reaching for the lifeline, your lifeline.

14.04.2008

I'm sittin' here all by myself just tryin' to think of something to do...

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Si c'est ce qu'on appelle un mal fou à faire des notes en ce moment alors oui, oui, j'ai un mal fou à faire des notes en ce moment. Mais bon, la grande question en ce moment reporte sur un fait que j'ai l'habitude d'éviter, d'effacer, de rayer de ma mémoire... A savoir mon avenir. Bien grand mot pour une bien belle connerie puisque pour le moment, c'est clair et net, aussi clair comme de l'eau de roche... Vous voyez comme moi aussi je peux très bien faire un remake de la pub Cristalline, eh bien on va dire que pour le moment, c'est simple : Je n'en ai pas... D'avenir je veux dire. Je nage, nage et je patauge à travers un océan de paperasses à remplir pour l'année prochaine mais c'est pas comme si j'avais un but précis à part écouter Ben Harper et les Clash jusqu'à la fin de ma vie et refaire ma chambre cet été. Non, non, vous voyez ce qu'il y a de concret dans ma vie? Pas grand chose, ouais.

 Bordel. C'est quoi au juste le mot? Ah oui... Envisager une carrière? La bonne blague, c'est censé être quoi comme carrière? Devenir une fonctionnaire et rester assise à un bureau, je critique pas non, seulement c'est pas pour moi. Alors ouais, ouais, je suis qu'un ado et je m'y habituerai seulement je veux pas, je peux pas... Vous savez c'est comme un truc plus fort que vous, qui vous ronge à l'intérieur sans trop savoir quoi faire et qui grandit, grandit, sans qu'on sache l'arrêter. Un peu comme une sorte de maladie, les rêves et les espoirs prennent toute la place pour n'en laisser aucune au reste... Parce qu'il y a un reste? Oui, il y en a un. Il me reste juste à réfléchir à son contenu et je vous dis ça tout de suite...

 Et je suis censée faire quoi là? Etudier, bosser, trimer l'année prochaine... Et pour quoi? Je l'ai pas ce rêve, à part celui de partir d'ici, de voyager, mais soyons réalistes... Je ne serai jamais une Izzie ou un Ted. Juste une Chris. Un peu perdue, errant dans les rues, Ipod sur les oreilles sans une seule place au soleil... A moi d'arriver à changer l'ordre des choses? Mais changer quoi exactement? J'en sais rien, j'en sais rien du tout.

Vous voyez comment j'arrive à être déséspérante? C'est ce qu'on me dit souvent, comme si j'avais un don pour ça seulement j'aimerais bien ne pas l'avoir. Alors, j'essaie, j'essaie vraiment de bosser seulement aucune motivation à l'horizon, il faudra bien qu'il y en ait une au fur et à mesure sinon en plus de redoubler cette année, je risque de perdre complétement le goût de lire du Ionesco et de faire des dissert comme "La comédie ne sert-elle qu'à faire rire?"... Je risque vraiment ça. Je me connais, c'est pas comme si j'avais pas le goût de la réussite. Je me connais bordel. Je suis une battante, seulement quand il n'y a aucune cause à défendre, comment voulez-vous devenir le Che Guevara de votre propre guerilla intérieure? En vérité, that's the question!

Et là maintenant, comme je n'ai pas de réseau, que je m'ennuie à mourir, que je déteste ma note comme d'habitude, que j'écoute Renan Luce, que j'ai recu mon nouveau Tee shirt des Wampas, que je pars à Londres dans une semaine... Là, tout de suite maintenant, j'ai envie de bosser. Là tout de suite maintenant. Alors c'est ce que je vais aller faire... C'est après, qu'il y a complications et toutes autres sortes de trucs de con.

 

Enfin vous voyez quoi.

 

08.04.2008

Free Tibet.

J'ai envie d'en parler même si sur ce blog, la plupart des choses dont je parle c'est Moi, moi, MOI, moi, MOi et encore Moi oh et puis quoi encore? Moi pardi! Bref. Narcissique? Pas du tout seulement un blog est un blog pas vrai? Et celui ci je l'ai consacré à mon entière personne jusqu'à présent et à ce que j'aimais et ceux que j'aimais. Il est temps d'y parler un peu du monde, je crois que je l'ai oublié... Parce qu'il faut l'avouer, et de plus en plus ces temps ci, le Monde est con. Ce n'est pas nouveau bien sur et comme dirait quelqu'un dans un sketch, je n'ai même plus le souvenir de qui du coup... Il y a de plus en plus de cons chaque année. Fait véridique. Peut être que j'en fais partie, peut être pas enfin bon, au fond de nous même on a tous une part de connerie pas vrai? Tout ça pour continuer sur une autre note.. 
 
C'est l'événement ces derniers temps. Les jeux olympiques. Pékin. Chine. Tibet. Etc etc. Hier, le passage de la flamme à Paris est loin d'être passé inapercu... Of course, je ne dis pas le contraire, j'aurais bien été manifesté... Seul hic? Euh comme que j'habite pas à Paris. Sans l'ombre d'un doute ouais... Bref.
 
C'est comme un engouement innatendu autour de cette flamme, de ce symbole,... Des milliers de Parisiens, de Londonniens aussi lors de son passage en Angleterre ont boycotté la traversée de la flamme. Allez savoir pourquoi! Bafouer les droits de l'homme? Cela passe outre en Chine et aussi pour certains de nos représentants politiques parfois. Alors ouais, peut être que je ne sais pas de quoi je parle, je n'ai que seize ans après tout et tout ce dont j'arrive à parler c'est moi seulement c'est pas nouveau, je m'intéresse aux faits de ce Monde... Même si il est con, je m'y intéresse. J'étais là pour la Loi Pécresse, je suis là pour la suppression des postes dans mon lycée,... J'essaie d'être là pour un fait tout à fait différent qui ne fait que me dépasser : le Tibet.
 
Tibet libre.  
 
Les Tibétains sont bafoués, torturés... On va en prison juste pour simplement avoir crié "Tibet libre". On vous condamne grâce a un simulacre de procès. On bafoue les droits de l'homme et moi du haut de mes seize ans, je peux pas faire grand chose... Comme tout le monde me direz-vous mais ça ne fait que renforcer mon avis : Le Monde est con, ça craint pour parler dans mon language de tous les jours d'adolescente pseudo rebelle en colère. Vraiment ces temps ci je vous promets. 
 
Et je crois savoir que boycotter les JO est a la fois un bon et un mauvais moyen. Les JO représente quelque chose, beaucoup de choses dans l'égalité entre les hommes et tout le bordel que ça inclue dans la fraternité, machin machin enfin le sport a toujours été un moyen de réunir les peuples, les gens, les nations... Bien que ça n'est jamais vraiment été un sujet dans lequel je sois calée et que je ne comprenne qu'à demi cet engouement, c'est vrai, le sport c'est comme une réunion en gros... Mais ça ne prend plus son sens quand tout se passe, surtout le sumum, Les JO! Aucun sens quand tout se passe dans un pays bafouant les Droits de l'Homme... WTH? 
 
Alors ça me perturbe de faire une note comme ça sur mon blog mais j'en avais besoin parce que je sais pas trop où en parler, porter un tee shirt "Tibet libre"... Oh great! Ca m'aménerait à quoi puisque je ne fais rien pour... A juste être un hypocrite non? Et ça c'est la dernière chose que je voudrais être parce qu'en plus d'être con, et je sais que je me répéte comme une vieille, mais en plus d'être con, le Monde est pourri... Non pas que je vienne juste de m'en apercevoir, seulement, il faudrait l'apprendre au fur et à mesure... Ne plus voir tout en noir ou tout en blanc, savoir dénicher les nuances de gris et se dire que les apparences sont parfois trompeuses. Se méfier de ce qu'on voit. 
The World changes, it's time to evolve with him? Not yet. 
 
 
Mais je ne donne que mon avis, qu'il plaise ou pas, qu'il diverge du votre, tant pis. Tout ça pour dire qu'à vous de donner le votre. ;) 
 
 

04.04.2008

Now get this, London calling, yeah, I was there too!

RIGHT NOW!
 
Et c'est comme un refrain que je répète inlassablement depuis que je suis petite : "Je devrais être née en Angleterre". C'est vrai. Complétement vrai.  Quoi? Sérieusement.. J'ai des origines, pas très lointaines, seulement non, je suis née ici, en France. Patrie des droits de l'homme, enfin à ce qu'il paraît! Jamais vraiment beaucoup aimé la France, comme un mal du pays qui ne s'éteint que parfois. Je ne me sens chez moi que quand je débarque sur les rives opposées de la Manche, sans mauvais jeux de mots... Parce que ouais, je suis pas très loin, seule une mer me sépare de l'Angleterre alors c'est mieux ainsi. C'est pas vraiment mes racines mais c'est comme si sans que je puisse l'expliquer... C'est comme un lien magique, de la première fois que j'y suis allée jusqu'à dans quelques semaines où je vais y retourner, il y a bien sur eu entre deux de nombreux allés-retours... Parce que voilà. C'est comme ça! Vous savez, ce truc, cette impression d'y avoir vécu, d'avoir toujours été là, de se sentir chez soi même en y étant pas... Des gens bizarres qui ne vous regardent même pas, qui se foutent de ce que vous pouvez faire ou dire parce que c'est l'Angleterre et qu'il n'y a pas d'autres définitions pour dire que les Anglais sont bizarres... Peut être. Initiateurs du mouvement punk, des inventions les plus saugrenues, des gens les plus choquants... Patrie des Clash, Sex Pistols, Libertines et plus récemment encore Razorlight... Pays d'acteurs reconnus aussi, Hugh Grant, Helena Bohnam Carter,...
 
Bref, avec un minimum de conaissance sur moi, il n'y a pas besoin d'en dire plus.
 

 
 
Et puis, ce n'est pas seulement une histoire d'Angleterre, de punk et de tout ce bordel là non. Il y a que c'est magique, du moins dans mon esprit... Rien que de débarquer, se dire qu'on est en Angleterre, même pour quelques temps.  Et puis il n'y a pas que àa, il y a la langue aussi, c'est le plus important... J'ai toujours été callée en anglais, c'est comme ça, ça devrait aussi être ma langue d'origine, c'est la langue la plus parlée dans le monde alors ouais, je suis cliché mais je m'enfous... C'est plutot dur à comprendre, mais il y a toujours un endroit dans le monde qui plait a quelqu'un même si ce n'est pas le même pour tous... Fort heureusement en fait. Pour moi c'est Londres. Seriously.
 
 
LONDRES.
 
Ses gardes royaux, Westminster, ses magasins, son ambiance, ses gens, Tower Bridges, ses cabines, ses bus, ses taxis, ses gens, La Tamise, London Eye, Les maisons du Parlement, ses manifs, son métro, ses gens encore & encore, ses endroits célèbres, ...
 
Paris en mieux.
 
Alors j'en sais rien, c'est sans doute moi. Sans aucun doute.  
 
Il n'y a rien à expliquer parce que je sais que Londres est là où j'irais quand j'aurais finis mes études, j'irais dés maintenant si je le pouvais seulement, on va dire qu'on ne peut pas tout avoir pas vrai? Right! Je veux pas de New York, San Fransisco ou encore Los Angeles... Je m'enfous pour tout vous dire, l'Angleterre a toujours été le seul pays qui m'attirait vraiment. Je sais pas. Sans doute à cause de mon père, lui et sa passion pour le punk, la mienne aussi en quelque sorte,... Enfin bref. 
 
 
 
C'est peut être un rêve de gamine mais pas seulement. Je m'enfous. C'est comme un état d'esprit, dire j'habite en Angleterre, c'est comme revenir à moins de jugement... Que vous soyez black, bizarre, ou un truc dans ce gout là, pas grand monde vous juge en Angleterre. Tout le monde a son style non? Choquant ouais. Moins puritains que les Américains, les Anglais sont plus libertins on va dire... Après tout, le punk est né ici,  Mika n'a pas été censuré ici pour sa chanson "Billy Brown", être homo et l'équivalent d'hétéro ...  Alors bien sur, c'est comme partout ouais, seulement, c'est pas pareil. 
 
Si vous comprenez pas tant pis, moi si.  Ca me suffit. Londres c'est comme la drogue, une fois qu'on est entré dans le cercle infernal, on galère pour en sortir. 
 
Londres c'est ça.
  
 
Le compte à rebours est lancé avant que j'y retourne, d'ici là, je me ronge les ongles, je pense à tout, je fais des projets... J'essaie d'attendre. 

01.04.2008

J'voudrais que ce soit la fin. Qu'on baisse le rideau avant la fin sur les frasques de ce putain de destin.

Comme au thêatre, finir sur une grande scène mais finir avant, que tout finisse un peu plus vite... La vie passe avec des hauts et de bas. Le thêatre ça m'a aidée, ouais, parce que j'ai une grande gueule encore et toujours et j'aime exprimer ça sur scène seulement comme tout ce que je fais je finis par abandonner... Enfin bon. Prise dans un tourbillon de mots, de romans, de comédies, et de temps de choses, je n'ai pas le temps pour le moment... Entre parenthèses, je laisse mes sentiments, mes envies, car elles sont trop vagues, trop vides. Je n'ai même pas de sujet pour cette note, seulement des pensées en vrac qui défilent sur l'écran, que je note sur mon clavier parce qu'il n'y a vraiment rien à en tirer de concret... Je ne m'enfous pas, non...
 
Avoir lu Bye Bye Blondie; Ecouter El Presidente à cause d'elle; Ne pas se lasser de la voix de Johnny Borrel; Faire des notes sans intêret; En avoir marre des cours; Aller au concert de Cali en mai.
 
J'voudrais vraiment être à la fin d'un spectacle... J'en ai marre d'avancer encore & encore, de penser à oublier comme on me le dit trop, encore trop, parce que c'est toujours là. Mais je peux pas. J'oublie rien. Rien de rien.
 
Puis c'était dimanche, bordel, sous la pluie... M'enfous, j'ai jamais dis que je l'aimais pas cette pluie, à travers les carreaux de la voiture je la voyais sangloter comme si... Comme si quoi? J'en sais rien, comme si elle reflétait mes états d'esprit du moment. Puis lui il était là, son CD de Prohom puis celui des Ramones pour enfin passer à celui de Dyonisos... Il était là. A raconter tout et n'importe quoi sans se soucier du lendemain, et je le regardais, je l'écoutais, je  rigolais... Je pensais à rien. Rien.
 
Pas que le lendemain j'allais encore devoir franchir les lourdes portes bleus, passer devant les casiers en sentant deux regards braqués spécialement sur moi, je le savais et j'avais plus peur parce qu'il était là, assis juste à côté de moi. J'avais plus peur. La peur du noir, peur du vide, peur du lendemain, peur d'eux, peur de tout... Plus de rien. Parce qu'il était à côté de moi et je le savais pas non... Je savais pas qu'il pouvait avoir cet effet là.
 
J'en savais foutrement rien...
 
La pluie coulait. Il parlait. Plus fort, plus fort, toujours plus fort comme pour combler le vide de ma pensée... Je pensais à rien. Il était là, juste à côté et là je voulais plus tirer le rideau de la fin. Le rideau rouge restait là comme son tee shirt d'Hendrix dont il est si fier... La musique diffusait "Do you wanna dance?". Il chantait, horriblement d'ailleurs mais il chantait quand même. Effacant le flot de mélancolie de ma tête, les visages qui me revenaient à l'esprit comme les maussades dimanche pluvieux mais là... Ici même dans la vieille Ford qu'il aime,alors non, c'était pas un de ces dimanche maussades. Je riais. Il souriait.
 
Ca coute quoi vraiment un instant de complicité? J'en sais foutrement rien. J'en sais rien bordel! Je jure, je suis pas bien élevée et alors? C'est quoi vraiment le problème? J'ai passé les mots durs et les bleus dans la tête, j'ai passé tout ça parce que voilà.   
 
 
 
 Don't you worry about the distance, I'm right there if you get lonely
 
[ ... ]
 
Oh it's what you do to me 
 
 
 

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